IA et bien vieillir : le 19 mars, on passe aux choses sérieuses
Le Conseil National de la Silver Économie consacre sa matinée du 19 mars à l'IA appliquée au bien vieillir. On vous dit pourquoi y être.
L’IA est partout.
Dans les discours, dans les annonces, dans les plans stratégiques.
Mais concrètement, dans notre filière, qui fait quoi ? Qui développe des outils ? Qui les utilise vraiment ? Et surtout : par où commencer quand on dirige une structure, un service, une entreprise de la silver économie ?
C’est précisément ce que le Conseil National de la Silver Économie du 19 mars va mettre sur la table. Une matinée entière dédiée à l’IA dans le champ du bien vieillir, organisée par France Silver Eco. Pas un colloque de plus — un temps de travail avec des gens qui pratiquent.
D’abord, remettre les besoins au centre
Avant de parler technologie, encore faut-il savoir de quoi on parle côté besoins. Élodie Alberola, directrice du pôle impact et innovation sociale au CREDOC, ouvrira la matinée sur les besoins socles à satisfaire pour bien vieillir. C’est un cadrage indispensable : à quoi bon déployer de l’IA si on n’a pas d’abord clarifié ce qu’on cherche à résoudre ?
Mathieu Alapetite, directeur général de France Silver Eco, enchaînera avec un point d’étape sur la mission « Opportunités et défis de l’IA dans le champ du bien vieillir ». Où en est-on ? Qu’a-t-on appris ? Ce sera l’occasion de faire le point, sans complaisance, sur la maturité réelle de notre écosystème.
La table ronde : trois questions que vous vous posez (probablement)
Le cœur de la matinée, c’est la table ronde. Et le panel a été pensé pour sortir des généralités.
Construire ou utiliser ? En 2026, un professionnel de la silver économie a deux options. Soit il intègre de l’IA dans un produit qu’il développe. Soit il utilise les outils existants — ChatGPT, Claude, d’autres — pour optimiser ses pratiques au quotidien. La frontière entre les deux est plus poreuse qu’on ne le croit. Guillaume Lelong (Octo+ Conseil) en est un bon exemple : il développe des outils d’IA calibrés pour des métiers précis du médico-social, là où les solutions génériques atteignent leurs limites.
Pratiquer, c’est bien. Convertir son équipe, c’est autre chose. Un dirigeant qui maîtrise l’IA ne transforme pas automatiquement son organisation. Comment créer les bons réflexes, les bonnes compétences — et surtout l’envie — au sein de ses équipes ? C’est un sujet que Alexandre Faure (Sweet Home) et le Dr. Maxime Derian (HERUKA.AI) connaissent bien, chacun à leur manière.
Et le cadre réglementaire dans tout ça ? L’AI Act est là. Il protège, mais il contraint aussi. Daphnée Lucenet (AI-FORWARD), spécialiste en stratégie, éthique et gouvernance de l’IA, décryptera ce que les professionnels de notre secteur peuvent — et ne peuvent pas — faire. Alain Monteux (Tunstall Vitaris / FESP) apportera le regard des services à la personne, et un représentant de la CNSA complétera avec la perspective institutionnelle.
Julien Damon pour prendre de la hauteur
La matinée se conclura avec Julien Damon, professeur à l’École des Ponts et à HEC Paris. Son rôle de « grand témoin » : replacer les échanges dans le cadre plus large de la transition démographique. Parce qu’au fond, l’IA n’est qu’un levier. La vraie question reste celle de la société que nous construisons pour les 20 millions de personnes de plus de 60 ans que comptera la France d’ici quelques années.
On y sera. Et vous ?
Mercredi 19 mars 2026, de 9h30 à 12h (accueil dès 9h), à l’Espace Hamelin, 17 rue de l’Amiral Hamelin, Paris 16e. L’événement sera enregistré et un replay sera disponible, mais venez sur place si vous le pouvez : les échanges autour d’un café valent souvent autant que les interventions.



